lundi, 26 juin 2017
 

AG 2016 : Bilans d’activité et Financier d’ASIDCOM

I -Bilan d’activité d’ASIDCOM septembre 2015 – août 2016 :

1- Administratif :

Le transfert du siège social à la maison des associations de Lille (74 rue royale), en application de la décision n°5 de l’AG du 15 octobre 2015, est déclaré à la préfecture du Nord et au Journal Officiel, le 19 octobre 2015.

2- Représentation des intérêts des consommateurs musulmans :

Interview ASIDCOM au Salon du Livre de Paris 2016

Norme CEN/AFNOR/ISO :

-  ASIDCOM a suspendu sa participation à la commission AFNOR (communiqué des acteurs musulmans, du 20 avril 2015), mais elle ne s’est pas désintéressée du déroulement et l’évolution de ces travaux compte tenu des enjeux qu’ils représentent pour les droits fondamentaux des consommateurs musulmans. Nous avons suivi et commenté les différentes décisions de la commission, en particulier, à chaque fois que nous avons constaté des immixtions dans le culte musulman.

-  Le Groupe halal standard : Le groupe de travail halal standard constitué par les acteurs musulmans, membres de la commission AFNOR, dont ASIDCOM, traite deux dossiers ; l’affaire de la norme halal séculière du CEN/AFNOR et la charte halal du CFCM (religieuse). Fédérés autour du CFCM, les acteurs musulmans ont fait savoir à l’AFNOR, une deuxième fois, par l’intermédiaire du CFCM, par courrier daté du 2 novembre 2015, la position du culte musulman vis-à-vis des travaux de normalisation du halal. En parallèle, les acteurs musulmans du halal, dont ASIDCOM, ont finalisé l’élaboration du référentiel religieux du halal. Ce dernier est alors intitulé « La charte halal du CFCM : le Référentiel Religieux ». Il est adopté le 22 mars 2016 par le CFCM et les trois mosquées agréées pour habiliter les sacrificateurs religieux musulmans. C’est un acquis historique pour les musulmans de France, dont nous nous félicitons.

-  Norme ISO : ASIDCOM a formulé en janvier 2016, suite à la consultation de l’AFNOR, un avis défavorable à la création de travaux de normalisation ISO pour plusieurs domaines du halal (alimentaire, pharmaceutique, cosmétique…). La proposition des Emirats arabes a été finalement rejetée par l’ISO.

-  Dissolution du comité technique du CEN « Halal Food » : Constatant l’opposition ferme des acteurs musulmans du halal en France et en Europe, à réduire la question du halal à une norme technique dépourvue de son essence religieuse, le Bureau Technique du CEN décide de soumettre une décision de dissoudre son projet « halal food » au vote de ses membres. ASIDCOM a répondu à la consultation de l’AFNOR à ce sujet en exprimant un avis favorable pour la dissolution. Le comité technique est dissout en février 2016.

-  Opacité des procédures entreprises par l’AFNOR depuis janvier 2016. La dernière information reçue de la part de la commission « denrées alimentaires halal » de l’AFNOR date du 22 janvier 2016. ASIDCOM a reçu une information au mois de mai sur la reprise, à son insu, des travaux de la commission AFNOR au niveau national. L’association demande alors des explications à l’AFNOR. C’est alors qu’en 30 mai 2016, que nous apprenons que la commission a exclu ASIDCOM. Les motifs sont la publication sur notre site internet de la lettre du CFCM [1], l’absentéisme, et une attitude non consensuelle (critique systématique des décisions prises en groupe et signature du communiqué des acteurs musulmans). ASIDCOM considère qu’il s’agit d’une décision partiale, discriminatoire et infondée. Les représentants du culte sont maintenus pour légitimer l’élaboration d’une norme nationale et les autres acteurs sont exclus ou désactivés. Aussi, toutes les critiques d’ASIDCOM ont concerné l’immixtion dans le culte musulman. Cette affaire n’est pas encore close. Nous avons par ailleurs reçu, le jeudi 6 octobre 2016, la lettre [2] de la société Sirat à l’attention de l’AFNOR. La société exprime son opposition ferme aux travaux pour normaliser le halal au niveau national par l’AFNOR et déplore l’opacité des procédures de la commission depuis janvier 2016.

Audition par le Sénat 9 mars 2016 :

ASIDCOM a soumis à la mission d’information du Sénat sur l’organisation et la place de l’islam en France (janvier-juin 2016) une contribution écrite. Cette dernière est constituée du livre d’ASIDCOM « La république et le halal », une collection d’échanges avec les pouvoirs publics et des pièces juridiques (requêtes, mise en demeure,…). Ces documents d’ASIDCOM sont en effet uniques parmi les différents travaux sur la question du halal en France.

De même Mme REZGUI, présidente d’ASIDCOM, a été auditionnée, le 9 mars 2016. A cette occasion elle a rappelé l’importance de respecter les libertés religieuses, la laïcité et l’autonomie des musulmans afin de permettre la mise en œuvre d’une organisation loyale du marché halal. De même, elle a souligné l’incapacité de la réglementation de l’abattage rituel, fondée uniquement sur le modèle juif, de répondre à certains besoins spécifiques des consommateurs musulmans. Elle a enfin signalé les pressions exercées sur les acteurs musulmans dans les abattoirs en France afin d’accepter la pratique de l’étourdissement avant et/ou après l’abattage rituel, en l’absence du moindre suivi par les représentants du culte.

Nous nous félicitons du fait que le rapport du Sénat a pris le soin de bien exposer les données apportées par ASIDCOM. Nous regrettons cependant, l’absence de la mention des contentieux en cours concernant les droits fondamentaux des consommateurs musulmans. Néanmoins, le rapport a souligné le cadre règlementaire de plus en plus restrictif du droit à l’exercice de l’abattage rituel musulman, au sein d’un marché qui échappe complètement au contrôle des premiers concernés.

Remarque : Lors de son audition, le 30 mars 2016, par la MI sur l’organisation et la place de l’islam en France, M. Ahmet OGRAS, vice-président du CFCM et président du CCTMF (Comité de Coordination des Musulmans Turcs de France), a souligné le travail remarquable des associations des consommateurs musulmans en France.

La Commission, de l’Assemblée Nationale, d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux de boucheries dans les abattoirs en France :

ASIDCOM a soumis à la commission d’enquête sur les conditions d’abattage des animaux dans les abattoirs en France une contribution écrite. Cette dernière est constituée du livre d’ASIDCOM « La république et le halal », une collection d’échanges avec les pouvoirs publics et des pièces juridiques (requêtes, mise en demeure,…).

Dans le cadre de ces travaux, le CFCM, la grande mosquée de Paris et la grande mosquée de Lyon ont annoncé officiellement l’adoption de la première partie de la charte halal « la charte halal du CFCM : le référentiel religieux ». ASIDCOM s’étonne cependant de la position officielle des ministères concernés qui semblent tenter de remettre en question le projet d’organiser le marché halal français en se fondant sur cette charte consensuelle, comme le cas pour le marché casher pour les juifs français. N’est-ce pas aussi une demande institutionnelle d’harmoniser les pratiques sur le marché halal. L’association a d’ores et déjà demandé par courrier, du 27 mai 2016, au Directeur Général de la DGAl, maintenant qu’un référentiel religieux du halal commun est adopté, de « Renforcer le contrôle de la traçabilité des viandes vendues avec la mention halal »

Remarque : le rapport [3] de cette commission vient d’être publié fin septembre Il est intéressant que ce rapport ait souligné la reconnaissance du président du CFCM, M. Anouar KBIBECH, de l’importance du rôle des associations des consommateurs musulmans sur le marché halal : « …selon M. Anouar KBIBECH, « cela participe d’un regain de religiosité qui n’est du reste pas propre au seul culte musulman. Qui plus est, le consommateur musulman est sans doute de plus en plus averti : il existe désormais deux ou trois associations de défense des consommateurs musulmans, qui participent aux travaux du CFCM sur la charte halal. Elles ont par conséquent contribué à sensibiliser les fidèles et les consommateurs musulmans de plus en plus regardants quant à la traçabilité du halal. » »

Echanges/dialogues avec les pouvoirs publics et autres institutions :

-  Certaines préfectures en coordination avec la DGAl (Ministère de l’Agriculture) exercent des pressions de plus en plus importantes sur les acteurs musulmans du halal (responsables d’abattoirs, sacrificateurs, représentants du culte…) afin d’accepter, sur un plan local, la pratique de l’étourdissement. Quand elle est sollicitée [4] ASIDCOM apporte son conseil juridique et son soutien aux acteurs locaux. C’est par exemple le cas des abattoirs d’Alès(30), de Villeneuve-sur-Lot(47) et de Die (26). L’association se charge aussi de remonter ces affaires au niveau national, en écrivant aux départements ministériels concernés ainsi qu’au CFCM.

-  Organisation de l’Aid Al-Adha  : L’association suit de près les circulaires de l’Aid. D’abord, les besoins réels des familles musulmanes ne sont pas suffisamment pris en compte dans ces circulaires. Ensuite, les Ministères recommandent l’utilisation de l’étourdissement réversible (et post mortem dans le guide de l’Aid publié par le Ministère de l’Agriculture, en renvoyant à une note d’information qui préconise l’étourdissement post mortem dans certaines conditions). Enfin, un accent est mis sur les sanctions applicables dans le cadre de l’Aid Al-Adha (deux pages de la circulaire 2016 sont réservés pour énumérer ces sanctions), mettant ainsi la responsabilité de l’abattage rituel clandestin uniquement sur les musulmans et les éleveurs. Or, il s’agit en réalité d’une responsabilité partagée avec les pouvoirs publics , . Ces circulaires ont déjà fait l’objet de correspondances [5] [6] entre ASIDCOM et les Ministères de l’Agriculture et de l’Intérieur.

-  L’Académie International du Fiqh Islamique (AIFI) félicite les musulmans français [7] : Suite à l’annonce officielle, à l’Assemblée Nationale, de l’adoption du référentiel religieux, par le CFCM, la GMP et la GML, nous avons remarqué que les pouvoirs publics tentent de mettre en avant des tolérances par l’Arabie Saoudite, notamment concernant l’abattage des volailles, qui seraient contradictoires avec la position des musulmans français. ASIDCOM décide alors de poser directement la question à l’AIFI à ce sujet. Cette dernière a répondu en félicitant les musulmans français d’avoir adopté un référentiel commun du halal et en affirmant son opposition à l’étourdissement des volailles et l’abattage mécanique. Cela dit, ASIDCOM tient à dénoncer la démarche incohérente des pouvoirs publics qui n’hésitent pas à utiliser des positions de pays étrangers musulmans afin de justifier la discrimination des droits fondamentaux des consommateurs musulmans en France.

-  La ligue Islamique Mondiale et l’Ambassade de l’Arabie Saoudite Dans le cadre de son partenariat avec World Muslim Consumers Organization, ASIDCOM a écrit à la LIM et l’Ambassade de l’Arabie en France. De même, le dossier juridique de l’affaire des volailles « mortes/non halal » du volailler français DOUX a fait l’objet d’une rencontre entre ASIDCOM et le Bureau de Paris de la Ligue Islamique Mondiale, au mois d’aout 2016. ASIDCOM souhaite s’assurer que les pèlerins musulmans français ne soient pas l’objet des pratiques trompeuses de DOUX et son organisme de certification AFCAI.

-  Révision des lignes directrices du Codex pour l’usage de la mention halal : dans le cadre de son partenariat avec WMCO, ASIDCOM a écrit [8] , le 4 avril 2016, au Codex Alimentarus (affiliée à l’ONU), afin de lui exposer les besoins et exigences des consommateurs musulmans concernant la qualité religieuse halal des denrées alimentaires. En effet, le Codex voulait réviser ses lignes directrices pour l’usage de la mention halal, sur la base d’une proposition égyptienne, lors de ses travaux du 9 au 13 mai 2016. Le Codex s’est montré très attentif au courrier des organisations des consommateurs musulmans, dont ASIDCOM. Il a conclu son rapport en statuant que : « - Le Comité a décidé de ne pas procéder à la révision proposée et a convenu que les délégations de l’Iran et la Turquie préparent un document de discussion sur les enjeux autour des préférences revendiquées par les consommateurs (dans le cadre du mandat du CCFL (Comité du Codex sur l’étiquetage des denrées alimentaires)). Le document sera examiné lors de la prochaine session . » [9] Il est aussi remarquable que la question de la légitimité du Codex à traiter une question religieuse du halal est soulevée par certaines délégations.

-  Procuration accordée à ASIDCOM par l’Aumônerie Nationale des prisons : Dans le cadre de ce partenariat, acté le 15 mars 2016, ASIDCOM a représenté l’Aumônerie musulmane des prisons en ce qui concerne le dossier des produits halal proposés à la vente aux détenus musulmans. L’association est intervenue dans deux régions (le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et La Lorraine) et aussi au niveau national. De même, une collecte de don est organisée par ASIDCOM au profit de l’Aumônerie, afin d’acheter des colis alimentaires durant le mois du ramadhan 2016.

-  Familles d’accueil en Isère  : L’association est consultée par Mme N. Kirat, élue du département de l’Isère (38), au sujet des droits des enfants, placés en familles d’accueil, d’avoir accès à une alimentation conforme à leurs convictions religieuses. En effet, le vote d’un nouveau guide pratique de l’accueil familial était prévu en juillet 2016. Mme Kirat a pu obtenir le report du vote de l’article 2.6 sur « les pratiques religieuses » dans sa version initiale rédigée ainsi :

« Le choix de la religion appartient aux parents. La famille d’accueil ne peut imposer d’autres choix ou imposer des pratiques religieuses non conformes au choix des parents.

Comme c’est le cas lorsque l’enfant présente des allergies, la famille d’accueil propose un repas sans porc ou sans viande à la demande des parents. Dans ce cas, elle en informe les services de restauration scolaire.

Si les pratiques religieuses souhaitées par les parents apparaissent représenter un danger pour l’enfant ou sont contraires à la loi française, l’assistant familial doit en informer le référent de l’enfant ainsi que le chef de service en charge du suivi.

Parole d’un assistant familial  : « Nous devons rester dans le cadre de la laïcité tout en respectant le choix de l’enfant accueilli et en cherchant l’approbation des parents. »

En pratique :

- Les parents de l’enfant demandent à ce qu’il ne mange pas de porc, dois-je accéder à leur demande ? : comme c’est le cas dans les cantines des collèges, des repas sans viande de porc peuvent être préparés.

- Les parents de l’enfant exigent qu’il suive un régime halal, dois-je satisfaire à leur exigence ? : le principe de laïcité prévoit des droits mais aussi une limitation dans l’usage de ceux-ci. S’il est possible de proposer un menu sans porc ou encore sans viande, exiger que l’enfant suive un régime halal au sein d’une famille d’accueil va à l’encontre des règles du service public dans la mesure où l’assistant familial concourt à une mission de service public. Dans ce cas, tenir compte de l’ensemble des désidératas de chaque usager du service public va à l’encontre du principe de laïcité si l’on souhaite un bon fonctionnement du service public. »

La deuxième version (voir annexe), votée en septembre 2016, bien qu’elle atténue relativement le caractère discriminatoire de la première rédaction de cet article, est jugée insatisfaisante. En effet, cet article motive par le principe de la laïcité et d’égalité la proposition des viandes non halal aux enfants de confession musulmane placés en famille d’accueil. Les enfants qui refuseraient de manger ces viandes se trouveront obliger à suivre un régime végétarien.

3- Dossiers juridiques/défense des consommateurs musulmans

Suite aux décisions prises lors de l’AG 2014 : « Continuer le traitement des dossiers juridiques et mener les actions juridictionnelles jugées nécessaires pour défendre les droits des consommateurs musulmans en France et en Europe », et l’AG 2015 : « Une action juridictionnelle mettant en cause la responsabilité de l’Etat pour ne pas avoir pris, à ce jour, le décret d’application des dispositions de la loi du 12 avril 2000 (introduites par une loi modificative de 2012) venues renforcer la transparence et le fonctionnement démocratique des associations. »

o Deux procédures sont engagées par ASIDCOM devant le Conseil d’Etat, successivement depuis juillet 2015 et juillet 2016.

D’autres dossiers sont actuellement au stade de l’étude et attendent la collecte des fonds pour couvrir leurs frais
o Demander des réparations de préjudices moraux suite à l’inaction fautive des services de répression des fraudes malgré la plainte déposée par ASIDCOM.
o Dossier AFNOR : exclusion discriminatoire d’ASIDCOM
o Dossier AFCAI
o Dossier guide pratique de l’accueil familial du département de l’Isère

4- Organisation et participation aux événements :

- Participation à la RAMF au Bourget (2016) : participation à la table ronde sur l’abattage rituel ; présentation du livre la république et le halal dans le cadre de l’espace débat de l’exposition d’e-slamshop ; réalisation d’une vidéo avec Iqra-tv [10]

- Participation à la « Rencontre avec PSM », organisée par la fédération « Participation & Spiritualité Musulmane », le samedi 7 mai 2016 aux Docks de Paris.

- L’association ASEVE, installée à Bruxelles, a organisé une conférence sur le Halal où Mme Rezgui Hanen (Présidente d’ASIDCOM) a présenté le livre d’ASIDCOM "La République et le Halal". [11]

5- Communication : Publications/ Brochures/ expositions/permanences :

ASIDCOM assure une permanence d’information et de conseil juridique à la maison des associations de Lille le mardi de 10h00 à 12h00 (hors période de vacances scolaires). La capacité d’accueil est égale à six personnes. De même l’association répond régulièrement à des demandes de renseignement par téléphone (06/50/57/25/45) et par mail (contact@asidcom.org) sur les thématiques de consommation musulmane.

Des articles sont régulièrement publiés sur le site internet.
Le livre d’ASIDCOM « la république et le halal : histoire de l’abattage religieux musulman en France » (Edition ALQALAM) est paru début novembre 2015. Il est disponible dans les librairies communautaires et dans les circuits de distribution traditionnels.
L’association répond régulièrement à des interviews. (La voix du Nord, Saphirnews, Iqra TV, Capital, Les échos, radio Pastel FM… ) [12]
Le documentaire de France 3 du 23 novembre 2015 « l’animal est une personne » : Dans la vidéo la présidente d’ASIDCOM, Mme Rezgui, rappelle des données scientifiques sur l’efficacité de l’abattage rituel pour préserver le bienêtre animal. Ces données sont validées dans les abattoirs qui respectent scrupuleusement les normes religieuses de l’abattage rituel musulman. Malheureusement, l’auteur du documentaire a essayé de contre dire ces vérités scientifiques bien établies en montrant l’agonie d’un animal abattu dans des conditions médiocres (la taille de l’animal est très petite par rapport au système de contention, absence de l’immobilisation de la tête de l’animal…) [13] http://www.asidcom.org/L-animal-est...

I -Bilan Financier : septembre 2015 – août 2016 :

PDF - 48.9 ko
Bilan Financier ASIDCOM 2015-5016

Annexe

Guide assistants familiaux - PROPOSITION NOUVELLE REDACTION 2-6 Les pratiques religieuses RAPPEL :

« La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. » (Article 1er de la constitution de 1958). La République Française est laïque ce qui implique que chacun a le droit d’adhérer à la croyance ou religion de son choix (liberté de pensée, de conscience, de religion) - qu’il ne peut y avoir de discriminations du fait d’adhérer à une croyance ou à une religion (principe d’égalité des droits pour tous sans discrimination), et qu’aucune religion ne peut avoir de domination sur l’Etat et la société civile. Dès lors il est « interdit à quiconque de se prévaloir de ses croyances religieuses pour s’affranchir des règles communes régissant les relations entre les collectivités publiques et les particuliers » (Décision du Conseil constitutionnel du 19 novembre 2004 n°2004-505).

• Les parents, quand ils disposent de l’autorité parentale, peuvent choisir la religion de leur enfant. L’article 1200 du code de procédure civile indique que « Dans l’application de l’assistance éducative, il doit être tenu compte des convictions religieuses ou philosophiques du mineur et de sa famille. » Ainsi, peut figurer dans le Projet pour l’enfant le choix de la religion que les parents ont choisi pour leur enfant. Ce choix peut avoir des conséquences alimentaires. Les assistants familiaux ont été qualifiés d’agents publics par l’arrêt du Conseil d’Etat du 23 décembre 1987 (requête n°79958) : « Elles exercent des fonctions qui les font participer directement à l’exécution du service public de l’aide sociale à l’enfance et ont ainsi la qualité d’agents publics ».

Les agents publics, dont les assistants familiaux, sont soumis au principe de neutralité, d’égalité et de laïcité. Ce principe s’oppose à ce qu’ils disposent, dans le cadre du service public, du droit de manifester leurs croyances religieuses (CE, 03 mai 2000, n°217017). • Problématique de vie Un assistant familial peut se voir confier plusieurs enfants au sein d’une même famille. De ce fait, il est nécessaire de pouvoir répondre aux besoins de chacun, mais dans un cadre commun, au titre du principe d’égalité, sans que cela remette en cause la vie familiale (ou celle des autres enfants accueillis) en décalant (par exemple) les heures de repas ou encore, en répondant à ce besoin sur des demandes particulières (religieuses ou autres) de chacun qui entraînent des contraintes matérielles ou financières trop importantes pour la famille d’accueil. Parole d’un assistant familial  : «  Nous devons rester dans le cadre de la laïcité tout en respectant le choix de l’enfant accueilli et en cherchant l’approbation des parents ». En pratique : Les parents de l’enfant demandent à ce qu’il ne mange pas de porc, dois-je accéder à leur demande ? Si les parents demandent des repas halal ou casher, suis-je obligé de confectionner des repas différenciés ? Sur le principe de laïcité et d’égalité, les mêmes types de menus sont proposés à tous les enfants accueillis. Ces menus comprennent toujours des protéines, le plus souvent animales. Les viandes servies ne sont alors ni halal ni casher. Dans la pratique, le choix de menu doit être suffisamment varié pour trouver des solutions satisfaisantes du point de vue de l’équilibre alimentaire pour les enfants ne souhaitant pas consommer de viande. Aussi, si, sur le principe, l’assistante familiale n’est pas tenue de se soumettre aux demandes particulières motivées par une croyance ou une religion, elle doit toutefois veiller à la bonne alimentation des enfants confiés. Un menu de substitution (accessible à tous les enfants) sera alors à envisager si la santé de l’enfant, qui refuserait de s’alimenter, se trouve menacée.


[1] http://www.asidcom.org/lettre-du-CF...

[2] http://www.asidcom.org/Halal-de-Fra...

[3] http://www.assemblee-nationale.fr/1...

[4] http://www.asidcom.org/L-Etat-inter...

[5] http://www.asidcom.org/Interrogatio...

[6] http://www.asidcom.org/Les-circulai...

[7] http://www.asidcom.org/Referentiel-...

[8] http://www.asidcom.org/Les-lignes-d...

[9] http://www.asidcom.org/Halal-Le-Cod...

[10] https://www.youtube.com/watch?v=irV...

[11] http://www.asidcom.org/Conference-i...

[12] http://www.lavoixdunord.fr/region/u... - http://www.laprovence.com/article/e... - http://www.lesechos.fr/politique-so... - http://www.saphirnews.com/Cultivons... - http://www.saphirnews.com/Operation... - http://tempsreel.nouvelobs.com/soci... - http://www.saphirnews.com/Une-norme... - http://www.capital.fr/enquetes/reve...

[13] ASIDCOM a participé à ce documentaire écrit par Franz-Olivier GIESBERT sur les animaux de ferme dans lequel il parle de leur élevage et de leur abattage. Il est traité en particulier leur bien-être et l’attention qui leur est accordée tout au long de la chaîne de production de la viande. ASIDCOM devait parler de la pratique de l’abattage rituel en France. Comment se passe un abattage réalisé de façon halal ? Qui est la personne qui sacrifie la bête et comment est-elle formée ? Quelle est la législation en France ? En Europe ? Les procédés utilisés pour l’étourdissement des animaux et de la prise en compte de la souffrance animale sont aussi abordés. Le documentaire est diffusé sur F3, le 23 novembre 2015.

5 commentaires
  • Bravo pour le travail des membres d’Asidcom surtout ses responsables. .
    Mais désolé les frères sur la photo vous ne semblez pas très rassurant !
    par les temps qui courent c’est pas bon signe.
    Heureusement qu’il y a les sœurs dont l’image passe mieux...

    Répondre

  • AG 2016 : Bilans d’activité et Financier d’ASIDCOM 16 octobre 2016 20:43, par SymbioZ

    Bonjour Monsieur Chrif
    J’était présent lors de cette assemblée et je peux vous dire que nous étions serein et que nous sommes engagé.Effectivement de par la conjoncture et le climat actuel, nous avons plus que tout besoin de soutien et d’engagement de la part des citoyens.
    Dommage que vous n’étiez pas présent...

    Répondre

  • Le bilan de votre association est impressionnant. Vous vous inscrivez dans une démarche citoyenne très intéressante qui va au délà des préjugées. Cette démarche citoyenne met aussi en évidence une partie pas très mis en valeur sur les tentative d’arnaque et de récupération des industriels fait sur ce marché du Halal qui n’est pas organisé.

    Aussi, à votre grand honneur, vous participez à la sauvegarde de la liberté religieuse qui est une liberté fondamentale des droits de l’Homme aux échelles européenne et française.

    Bon courage,

    Répondre

  • AG 2016 : Bilans d’activité et Financier d’ASIDCOM 16 octobre 2016 22:17, par Tarek MAMI

    Bonsoir

    Chère Hanen
    Chères Toutes
    Chers Tous

    J’ai eu l’honneur et le plaisir d’assister à votre assemblée générale et vous adresse mes félicitations pour sa transparence et pour votre ouverture d’esprit. Vous êtes probablement la seule association dite musulmane qui ouvre ses portes à la présence de personnes observateurs, non membres de l’association, surtout quand ces personnes sont journalistes. Quand on connait l’opacité financière, administrative et juridique, du fonctionnement des structures dites musulmanes, et la durée à vie des mandats de leurs responsables, qui travaillent, très souvent, en famille, et considèrent les structures associations et mosquées comme leurs propriétés privées, on mesure la portée de votre travail au service de Tous.

    Sur le fond, je vous dit merci et BRAVO MESDAMES pour ce travail intellectuel fin et précis, (rare au sein de la communauté franco-musulmane) qui repose sur votre DÉSINTÉRESSEMENT et votre parfaite connaissance des normes juridiques et du fonctionnement sociologique et politique de l’Etat et de la société française.

    Je vais conseiller à mes réseaux de contact l’achat et la lecture du livre d’ASIDCOM « la République et le Halal : histoire de l’abattage religieux musulman en France » (Edition ALQALAM)

    Sincèrement
    Tarek MAMI
    Président de radio France Maghreb 2

    Répondre

  • AG 2016 : Bilans d’activité et Financier d’ASIDCOM 17 octobre 2016 10:08, par Driss SAMIR

    Salam alaykoum,

    Je rejoins Monsieur Tarek Mami dans son commentaire et n’y trouve rien à ajouter tout en rappelant la main mise des responsables d’associations "dites" musulmanes aux service d’eux mêmes et non de ceux dont ils prétendent avoir eu mandat à l’instar d’ASIDCOM qui fait un vrai travail de fond.

    Bravo pour la patience, le sérieux et la constance dans votre engagement.
    Qu’Allah vous facilite

    Driss

    Répondre


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A propos d’ASIDCOM Créée en 2006 et présidée par Abdelaziz Di-Spigno jusqu’à juin 2011, l’association ASIDCOM est une association de consommateurs musulmans, déclarée ( type loi 1901) le 3 octobre 2006 en Préfecture des Bouches-du-Rhône, puis déclarée le 28 janvier 2013 à la Préfecture du Nord et elle (...)
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