mercredi, 23 août 2017
 

Communiqué : Sans les mosquées ce serait pire

ASIDCOM souhaite exprimer sa solidarité avec toutes les victimes des attentats et leurs familles et soutenir que les auteurs se réclamant clairement de l’islam doivent être considérés comme tels. Quand bien même ils agiraient en barbares au nom de l’islam et des musulmans cela ne peut leur être accordé et ne peut légitimer la cécité de nos politiciens subsistant sur les véritables dysfonctionnements à l’origine de la radicalisation de jeunes français.

Communiqué ASIDCOM : Sans les mosquées ce serait pire

ASIDCOM souhaite exprimer sa solidarité avec toutes les victimes des attentats et leurs familles et soutenir que les auteurs se réclamant clairement de l’islam doivent être considérés comme tels. Quand bien même ils agiraient en barbares au nom de l’islam et des musulmans cela ne peut leur être accordé et ne peut légitimer la cécité de nos politiciens subsistant sur les véritables dysfonctionnements à l’origine de la radicalisation de jeunes français.

Les comportements réactionnels et populistes brouillent les esprits plutôt qu’apporter discernement et constructivité. La radicalisation des jeunes français est en effet un problème, inhérent à la France, qui mêle un sentiment d’humiliation à celui d’une appartenance religieuse, chez des individus dépourvus d’éducation à une citoyenneté inclusive et englobante et de connaissance religieuse suffisante.

Ces deux facteurs doivent être atténués grâce à des solutions adéquates et durables, traitant de l’éducation à la citoyenneté et l’éducation religieuse. Or l’éducation religieuse et un complément d’éducation à la citoyenneté des enfants et jeunes musulmans relèvent actuellement d’un laborieux travail de terrain. Ils sont assurés en France, depuis quelques décennies, par des dizaines de milliers d’éducateurs musulmans dans les mosquées, qui sont des parents ou des grands frères et grandes sœurs, engagés bénévolement. C’est ce travail accompli entièrement par la base qui doit être valorisé, reconnu et généralisé.

En attendant, Dieu merci, que les musulmans français œuvrent et financent leurs structures, librement et indépendamment [1], pour protéger leurs enfants et la Nation. Car si nous avions attendu tous ces notables ministres successifs pour agir, Dieu seul sait quelles en seraient les conséquences ! Il est donc complètement démagogue et antirépublicain de la part du Premier Ministre de menacer [2] le droit constitutionnel du libre exercice du culte musulman au nom de la lutte contre la radicalisation.

Rappelons-le, l’islam consulaire [3] est une politique voulue par les gouvernements français et n’a jamais été une demande ou un choix des musulmans français. Quant à nous, nous endurons encore, pour exercer notre citoyenneté, tant d’immixtions dans le culte musulman allant souvent à l’encontre des intérêts de la République. Alors s’il vous plait oublions un peu la campagne et revenons à l’essentiel pour s’en sortir !


[1] Le financement par l’étranger est négligeable par rapport à celui assuré par les musulmans français eux-mêmes. Pourtant, les ministres français ont toujours essayé d’imposer comme représentants du culte des mosquées entretenant des liens avec des gouvernements étrangers.

[2] « si l’islam n’aide pas la République à combattre ceux qui remettent en cause les libertés publiques, il sera de plus en plus dur pour la République de garantir ce libre exercice du culte ». http://www.lemonde.fr/religions/art...

[3] Il s’agit des mosquées entretenant des liens avec des consulats de pays étrangers.


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