lundi, 26 juin 2017
 

L’animal est une personne - l’abattage rituel

Certes ASIDCOM a une opinion différente de celle de l’auteur du documentaire "l’animal est une personne",Franz- Olivier Giesbert, au sujet de l’abattage rituel des animaux. Mais, il est utile de rappeler que la position d’ASIDCOM est bien fondée sur des avis et analyses scientifiques, dont voilà quelques exemples :

- En 2014, suite à une revue basée notamment sur des travaux de l’EFSA (2004), du projet Dialrel (2006-2010) et de quelques publications récentes sur l’abattage religieux, appuyés sur des critères d’évaluation scientifique , les auteurs concluent qu’ « A la lumière de ces critères, il apparaît qu’aucune étude publiée à l’heure actuelle ne permet d’affirmer la supériorité de tel procédé d’abattage sur tel autre, qu’il s’agisse de protocoles selon des règles religieuses (casher et halal) ou des diverses techniques d’étourdissement. ».  [1]

- En 2005, la commission des normes sanitaires de l’OIE [2] pour les animaux terrestres a constaté, dans le rapport publié par cette organisation en 2005, qu’il n’existait " aucune donnée définitive » sur le thème de la souffrance associé à la section de la gorge des animaux dans le cadre de l’abattage rituel." [3]

- En 1992 s. m. Pouillaude émet la conclusion suivante : « l’abattage rituel serait donc le moins stressant des modes d’abattage. les conclusions de toutes les expérimentations scientifiques convergent vers une certitude solidement étayée : bien réalisé, l’abattage rituel est la façon la plus humanitaire car la moins traumatisante de mettre à mort un animal pour consommer sa viande. » [4]

- En 1983 Michel Luc (Ecole Nationale Vétérinaire de Lyon) écrit sur la méthode de saignée directe dans le cadre du sacrifice rituel (nommé shehitah dans le cadre du rituel juif) : « Les réglementations françaises et européennes ne lui accordent toutefois de droit à l’existence qu’à titre de dérogation à l’obligation d’abattage avec étourdissement préalable. on peut s’étonner de ce statut précaire, car les résultats des recherches physiologiques entreprises tant sur la shehitah que sur les autres modes d’abattage justifieraient une égalité de droit. »  [5]

- En 1970, dans son livre « La viande », G. Thieulin a écrit « Selon le rite israélite, les bovins, solidement assujettis sur le sol ou, mieux, dans une caisse particulière de contention sont, sans insensibilisation préalable, la tête, immobilisée, étant portée en extension, égorgés d’un seul coup à l’aide d’un couteau à longue lame rectangulaire : la saignée brutale et abondante, provoque une perte de conscience quasi immédiate, par anémie de cerveau, et une mort rapide. » [6]

Aussi il est utile de préciser que :

- Les mouvements post acte de sacrifice ne renseignent pas sur l’état de conscience de l’animal. Il s’agit généralement de mouvements involontaires/inconscients dus à la forte demande d’oxygène issue par le cerveau déjà plongé dans un état d’inconscience quelques secondes juste après l’acte du sacrifice. Cela n’a rien à voir avec des sensations ou ressenti de douleur par l’animal.

- Dans le cas d’un animal étourdi, on observe des violents mouvements post incision. Pourquoi donc ces mouvements ne sont ils pas montrés et ne sont pas interprétés comme étant signes de douleur ?

- La fin des mouvements post acte de sacrifice ne marque pas le début de l’état d’inconscience, mais représente plutôt le signe de la mort définitive de l’animal.

la pratique de l’abattage rituel est elle vraiment généralisée en France ?

C’est faux. C’est en effet une prétention orchestrée par l’administration, les associations opposantes à l’abattage rituel et relayée par les média. D’ailleurs, le ministère de l’Agriculture a par lui même précisé que les données du rapport confidentiel sur le pourcentage d’abattage rituel ne représentent que les cas de quelques abattoirs. La réalité sur le terrain est toute autre. ASIDCOM traite justement ce point dans son livre "La République et le Halal". Certaines vérités sont donc rétablies afin d’éclairer l’opinion publique.

Bien évidement, ASIDCOM soutient toutes les causes animales défendues dans le documentaire "l’animal est une personne", y compris le bien être au moment du sacrifice. l’abattage religieux musulman est la Dhakat . Ce mot en arabe signifie "perfection" .


Crédit photo : France3 (https://twitter.com/France3tv)


[1] http://www.asidcom.org/Abattage-Rel...

[2] (organisation mondiale phare sur le bien être animal)

[3] (« Enquête sur le champ du halal », Ministères de l’Intérieur et de l’Agriculture, septembre 2005, page 34)

[4] dr. s. m-t. pouillaude-bardon, « l’abattage rituel en france », thèse de l’ecole nationale vétérinaire de toulouse, 1992

[5] dr michel luc, « abattage rituel juif et protection animale », thèse de l’ecole nationale vétérinaire de lyon, 1983.

[6] « La viande », G. Thieulin, édition Max Brezol, 1 janvier 1970 : G. Thieulin est agrégé des écoles nationales vétérinaires – Contrôleur Général honoraire des Services Vétérinaires au Ministère de l’Agriculture – membre de l’Académie Nationale de Médicine, de l’Académie vétérinaire et du Conseil Supérieur d’Hygiène Publique de France.

2 commentaires
  • L’animal est une personne - l’abattage rituel 23 novembre 2015 15:20, par Isqatunidam

    La fin des mouvements post acte de sacrifice ne marque pas le début de l’état d’inconscience, mais représente plutôt le signe de la mort définitive de l’animal.
    Il faut donc attendre la fin des mouvements pour considérer la bête morte et non pas juste après la saignée comme certains le pensent et légitiment l’electrocution post sacrifice.
    l’electrocution post saignée est pire que l’electronarcose puisqu ’elle peut entrainer l’arret cardiaque. La bête meurt donc de l’electrocution et nonpas de la saignée.

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